Personne n’est à l’abri : un documentaire de France2, dont « 20 Minutes » est partenaire, raconte le drame des expulsions

Texte de publié par « 20 Minutes » le lundi 21 mars 2016

Documentaire à voir le mardi 22 mars 2016 sur France 2 à 23h10

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Ça n’arrive pas qu’aux autres.
C’est la pensée qui traverse l’esprit après avoir vu « Expulsions, la honte*, un documentaire diffusé sur France2 mardi à 23h 10 et dont 20Minutes est partenaire. La réalisatrice, Karine Dusfour, qui se qualifie de « militante de l’intime », a déconstruit les clichés : « Les expulsés ne sont pas des assistés, ni des profiteurs. Ils sont condamnés par la justice. Pourtant, ils sont aussi des victimes », déclare-t-elle, en rappelant que chaque jour, entre le 1er avril et le 31 octobre, près de 60 ménages sont expulsés de leur logement.
Dix personnes prennent la parole. Issues de la classe moyenne, ils ont connu un accident de la vie, puis la dégringolade sociale.
Valérie, 50 ans, est passée d’une vie ordinaire à une vie d’errance, à la suite d’un accident du travail. « D’un jour à l’autre, on peut se retrouver à la rue », commente sa fille de 16 ans, Marissanne.

Honte et dénuement

Tous confient le sentiment de honte qui les a envahis. « On a presque l’impression qu’on a commis un crime juste parce qu’on n’arrive pas à payer son loyer », estime Frédéric. Anna s’insurge :  » L’expulsion, c’est un assassinat, on ne s’en relève pas. »  » J’ai eu envie de me pendre », lâche Sylviane.
Avec pudeur, le documentaire décrit les conditions dans lesquelles les expulsés vivent ensuite.
Yves, à 71 ans, dort à l’hôtel, dans sa voiture, parfois dans une gare ou un aéroport.
Tous butent sur l’insuffisance du parc public.
Six mois ont été nécessaires pour trouver les témoins et les mettre en confiance. « J’ai découvert une réalité à peine croyable, car on n’imagine pas la vie qu’ils avaient avant », explique la réalisatrice à 20Minutes.
La plupart cachaient leur situation à leur entourage, mais témoigner les a aidés à trouver une forme d’apaisement : « Ma parole s’est libérée, cela m’a permis de rompre avec le sentiment de culpabilité qui m’habitait », nous confie Ana.
« C’est la rage qui est née de ce qui m’est arrivé qui m’a poussé à témoigner. Je voulais que le grand public connaisse la vérité de nos situations », explique Yves.
Depuis le tournage, la situation ne s’est pas arrangée. « Seul point positif: Frédéric a retrouvé du boulot, informe Karine Dusfour.
Mais j’espère que la diffusion du documentaire aura un impact positif sur eux. »
Extrait du documentaire :
 

 

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