Paris veut lutter contre les logements insalubres : Article publié sur le site explorimmo

Outre un durcissement des amendes et la création d’un observatoire en ligne, la municipalité se dit prête à se porter systématiquement partie civile dans les procès qui opposent les locataires parisiens aux marchands de sommeil.

« La peur doit changer de côté », assène d’entrée Ian Brossat, adjoint au logement de la maire de Paris. L’élu du XVIIIème arrondissement a profité d’une visite un sein d’un immeuble en mauvais état, réhabilité en grands logements sociaux et de la construction d’un bâtiment HLM dans son ancien secteur pour rappeler les engagements de la municipalité en matière de lutte contre l’habitat indigne. Près de 85 millions d’euros seront investis, tout au long de la mandature d’Anne Hidalgo, afin d’endiguer la prolifération des appartements insalubres dans la capitale.

De plus, la municipalité présentera lundi 16 novembre 2015, un plan d’action devant le Conseil de Paris. « Nous allons lancer une grande opération d’amélioration de l’habitat dégradé sur les 4 prochaines années afin d’aider, par des subventions, les propriétaires de 300 copropriétés de la ville à faire des travaux dans les immeubles », annonce Ian Brossat. L’administration Hidalgo prévoit également d’autres mesures phares. Parmi elles, on peut retenir les deux promesses suivantes.

1- L’engagement de la ville sur la scène judiciaire

Anne Hidalgo souhaite durcir le ton. Ainsi, la municipalité se portera systématiquement partie civile dans tous les procès entre locataires et marchands de sommeil. Une lettre a d’ailleurs été envoyée à la ministre du Logement, Sylvia Pinel, afin de renforcer les sanctions contre ce type de pratique. « En cas d’infraction au règlement sanitaire départemental, l’amende prévue n’est que de 450 €. Nous souhaitons qu’elle passe à 750 €, par exemple », précise Ian Brossat.

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Actuellement les peines encourues par les marchands de sommeil s’élèvent à 300 000 € d’amende et 10 ans de prison, « mais les décisions judiciaires peinent à être appliquées », admet l’adjoint au maire.

 

2- La création d’un « observatoire 2.0 » du logement insalubre

L’autre idée de la municipalité est de mettre en place un observatoire en ligne « qui s’appuierait sur l’open data. En recoupant les données sur la fréquence des départs d’incendie ou la consommation de fluides, nous pourrons mieux détecter les logements insalubres », estime Ian Brossat. Tous les ans, la direction du logement et de l’habitat reçoit près de 5 500 signalements d’habitants indiquant que leur lieu de vie met en danger leur santé. Près de 250 logements parisiens sont frappés par des arrêtés d’insalubrité chaque année,

Entre 2001 et 2014, 1 030 immeubles, soit 20 000 logements ont été réhabilités pour un investissement de 1,3 milliard d’euros par la Mairie de Paris…

Lire l’article complet de Ludovic Clerima sur Explorimmo

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