Plus d’expulsions avant la trêve hivernale : La presse en parle 2/4

Les expulsions locatives en augmentation avant la trêve hivernale, qui débute samedi

SOCIETE – Les associations dénoncent une explosion des expulsions, certaines se faisant même illégalement…

A partir de samedi soir, les personnes menacées d’expulsion bénéficieront d’un sursis grâce à la trêve hivernale, une date attendue avec impatience par des milliers de locataires.

Une « frénésie » d’expulsion

Jusqu’à samedi, date du début de la trêve hivernale qui se terminera le 30 mars prochain, beaucoup de foyers étaient menacés : en effet, les expulsions s’accentuent dans la période qui précède, les associations dénonçant le fait qu’huissiers et propriétaires font pression sur la préfecture avant les cinq mois de statu quo.

« Une frénésie s’est emparée des préfectures, c’est violent », souligne ainsi Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement, qui y voit les conséquences du manque de moyens dont disposent les préfets pour indemniser les propriétaires s’ils décident de suspendre ou retarder une expulsion. Il constate également une hausse des expulsions en logement social, « de familles, de personnes âgées ». « De plus en plus de gens se maintiennent jusqu’au bout dans le logement, car ils n’ont pas d’autre solution ».

Selon des chiffres du ministère de la Justice communiqués à l’AFP, les assignations au tribunal pour contentieux locatifs ont augmenté de 8 % en 2014 et les décisions judiciaires d’expulsion de 4,8 %. 11.604 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique en 2014, soit une augmentation de 15 %. Plusieurs dizaines de milliers de ménages quittent aussi leur logement chaque année avant l’intervention policière, souvent en catimini, parfois aussi poussés dehors par certains propriétaires…

Des procédures illégales

Selon Benoît Filippi, économiste et porte-parole du Réseau Stop aux expulsions (RéSEL), près de 85 % des expulsions du secteur privé sont menées en « totale illégalité, notamment à Paris et en Ile-de-France ». Beaucoup se font en effet « en violation de la loi Alur », qui interdit notamment de donner congé à son locataire pour « spéculer » et mieux louer ou vendre derrière.

Autres expulsions illégales en augmentation et dénoncées par le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées : celles des familles reconnues prioritaires dalo (droit au logement opposable), alors qu’une circulaire interdit depuis 2012 leur remise à la rue sans relogement. Pour la Fondation Abbé Pierre, ces familles sont « condamnées à perdre toute stabilité liée à leur habitat »…

Lire l’article complet sur le site de 20minutes

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s